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LA MUSIQUE JAZZ : L'ARME SECRETE DE LA GUERRE FROIDE


Mercredi 6 mars 2019 à 15h

Collège des Bernardins, 20, rue de Poissy        75005 Paris

01 42 27 79 90                     marianne.vourch@wanadoo.fr


" Avec la Guerre Froide, les Américains s’engagent sur tous les fronts. Leur arsenal médiatique et culturel, déjà en partie rodé par l’Office of War Information durant la Seconde Guerre mondiale, va de la presse à la radio et au cinéma, de la littérature à la musique, de la bande dessinée aux beaux-arts..."




 PRESENTATION : 


1956. Avec la fin du stalinisme, les relations entre l’URSS et les États-Unis semblent se pacifier, du moins, la terreur est à l’équilibre. La compétition se joue donc moins sur le plan militaire que sur le "soft-power". Aux Etats-Unis, le jazz atteint son apogée. Intellectualisé et incarné par de nombreuses personnalités, le style connaît un rayonnement international important. Cela n’est pas ignoré des dirigeants politiques, soucieux de de maintenir une propagande efficace face à un ennemi qui a de quoi ébranler l’Amérique.

Mais si les années d’après-guerre sont une décennie décisive dans cette acculturation, elles sont aussi celles où l’antiaméricanisme français connaît son paroxysme, la fascination pour le modèle d’outre-Atlantique le disputant à l’agacement face à une puissance conquérante aussi bien militairement que culturellement, alors que la France d’après-guerre est un pays qui a perdu le rang de grande puissance qui était encore le sien en 1939. Dans cette perspective, le succès du jazz en France n’est pas seulement une manifestation de l’américanophilie consécutive à la Libération ; il est aussi une manifestation de l’antiaméricanisme de guerre froide.

L’histoire du jazz en France illustre bien ce cas de figure, car l’acculturation hexagonale de cette musique américaine se caractérise notamment par une intellectualisation qui, après l’avoir constitué en objet musical à partir des années trente, va l’utiliser au cours de la guerre froide pour démontrer la supériorité d’une Europe déclassée sur le nouveau modèle américain.


 PROGRAMME : 


Extraits de Porgy and Bess de G. Gershwin

Summertime
It ain’t necessarly so
Buzzard song
I loves you Porgy
My man is gone now
There’s a boat that’s leaving soon for New York


 ARTISTES : 


Julien Pontvianne, saxophone
Simon Tailleu,contrebasse
Quentin Ghomary, trompette
Maxime Sanchez, piano









Julien Pontvianne, saxophone

Né en 1983, Julien étudie le saxophone puis la clarinette au conservatoire du Val-Maubuée en banlieue parisienne, puis intègre en 2005 le département jazz et musiques improvisées du CNSM de Paris d'où il sort, 4 ans plus tard, avec la plus haute distinction. Il étudie parallèlement la musique indienne et le gamelan indonésien au sein du CNSM, la flûte traversière, la musicologie à l'université Paris 8, la flûte Shakuhachi...

Marqué aussi bien par, entre autres, le rock de Sonic Youth ou Nirvana, par diverses traditions musicales d'Asie, que par les musiques de Morton Feldman, Ligeti, Grisey, Penderecki, Ohana, Romitelli, LaMonte Young ou encore l'électronique transversale de Ryoji Ikeda, Julien est à l'origine de nombreux projets, mêlants toutes ces influences, aux confins des musiques ''expérimentales'',
''contemporaines'', improvisées ou écrites, croyant en une certaine sensibilité organique à la matière sonore.

Parmi ces projets, le grand ensemble AUM réunit depuis 2010 une quinzaine de musiciens autour d'un travail axé sur le rôle de la voix, les formes longues, les accords non tempérés, l'évolution de matières continues, le timbre, le résonant, les rapports entre sons acoustiques et électroniques, entre écriture et improvisation...

En plus petite formation, Julien est à l'initiative du quatuor de clarinettes WATT, travaillant quasi exclusivement sur le phénomène acoustique des battements à travers de longues formes continues, dont le premier album vinyle est sorti en septembre 2013. D'autres groupes (Khoom, Crippled Symmetry, quartet avec la pianiste new yorkaise Kris Davis...) sont centrés, entre autres, sur ces mêmes préoccupations, tout comme ses collaborations régulières avec les musiciens du collectif Coax ou de Trashvortex.

Julien joue également depuis 2007 dans le groupe d'Alexandre Herer, OXYD, dont le troisième disque, Plasticity, est sorti en avril 2013. Ce groupe est d'ailleurs au centre du collectif et label Onze heures onze, dont Julien est l'un des initiateurs, et qui organise de nombreux évènements dont un festival annuel ayant notamment accueilli Andrew D'angelo, Benoît Delbecq, Nate Wooley, Marc Ducret...

Il continue à jouer dans des contextes plus ''traditionnels'' (Riccadro Del Fra, Billy Hart, Tony Paeleman...) et a par exemple accompagné durant plusieurs mois les comédiens Jean-Pierre Marielle et Pierre Vernier dans ''Les correspondances de Groucho Marx'', en jouant, en trio, du swing des années 1930. Il s'intéresse d'ailleurs aux rapports que peuvent entretenir différentes formes d'expression artistiques ; outre cette expérience avec le théâtre, il a de façon plus expérimentale travaillé avec des vidéastes (au sein du groupe Focus ou avec Olivier Ruellet), et il a été sélectionné pour le projet Feldstärke International 2009, série de trois résidences de créations multidisciplinaires au 104 (Paris), au Pact Zollverein (Essen) et à CalArts (Los Angeles). Ce projet lui a permis de travailler avec des danseurs, graphistes, plasticiens, comédiens, vidéastes, musiciens ou même paysagistes des quatre coins du monde.

Julien a remporté plusieurs prix (tremplin jazz Ile de France en 2006, finaliste du concours international de jeunes solistes de Fribourg en 2007, trophées du Sunside en 2007 et 2008, tremplin Rezzo de Jazz à Vienne en 2008, concours d'Orléans en 2012) et joué dans de nombreux festivals (dont Jazz à Vienne, les flâneries de Reims, Jazz sous les Pommiers...) et salles à Paris (Cité de la musique, Centre Georges Pompidou, New Morning, le Louvre...), et dans toute la France, en Allemagne, en Suisse, en Belgique, en Italie, aux Pays-Bas, en Autriche, à New York, New Orleans, Los Angeles, en Chine...


Simon Tailleu, contrebasse

Simon Tailleu commence la contrebasse à l’IMFP (Institut musical de formation professionelle) de Salon de Provence. Il joue de la Contrebasse, de la basse acoustique et de la basse électrique. Il obtient le premier prix au diplôme de fin d’étude puis la médaille d’or à l’unanimité du conservatoire à rayonnement régional de Marseille.

En 2005, il remporte le premier Prix de groupe au concours national de jazz de la Défense avec le groupe "Newtopia" formé par Raphaël Imbert aux saxophones alto et ténor, entouré par Simon Tailleu à la contrebasse, le pianiste israélien Yaron Herman, le saxophoniste sud africain Zim Ngqawana, Stéphane Caracci au vibraphone et Cedrick Bec à la batterie.
En 2006, il gagne le deuxième Prix de groupe et premier Prix de composition au concours national de jazz de la Défense avec le groupe "In&Out".

En 2007, il entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans la classe de "Jazz et Musiques Improvisées" dirigée par le contrebassiste Riccardo Del Fra.

En novembre 2008, il participe à la création du quartet "Tout Finira Bien" avec Gilles Bourgain, Florent Hubert et Stéphan Caracci. En 2009, il joue dans l'enregistrement du disque E.C.H.O.E.S. de Christophe Leloil avec Carine Bonnefoy, Raphaël Imbert, Thomas Savy, et Cedrick Bec.

Il se produit régulièrement sur la plupart des scènes et clubs de jazz. Il participe à la plupart des festivals français de jazz notamment le festival de Ramatuelle, le festival de Jazz d'Antibes Juan-les-Pins, celui de Banlieues Bleues ainsi que celui de Jazz in Marciac. Il part en tournée avec Yaron Herman et son trio à travers la France, à Londres, à Amsterdam ; à New York avec Rebecca M. Quintet « Tchekhov Jass » ; avec Thomas Enhco en Asie. En 2013, il participe à la "Semaine du jazz français" au célèbre Jazzhus Montmartre de Copenhague au Danemark.

Simon Tailleu a joué et joue encore notamment avec les musiciens de jazz tels que Walter Smith, Marcus Gilmore, Yaron Herman, Michel Portal, Stéphane Belmondo, Youn Sun Nah, Pierre de Bethmann, Alexandra Grimal, Bireli Lagrene et Federico Casagrande.

Simon Tailleu joue également dans le groupe de Didier Lockwood (Didier Lockwood and The Jazz Angels) avec le pianiste et violoniste Thomas Enhco et le batteur Nicolas Charlier.

En 2015, il se produit au théâtre national de La Criée à Marseille dans une coproduction intitulée Cross-over fantaisies avec Vincent Peirani à l'accordéon, Paul Lay au piano et François Salque au violoncelle.


Quentin Ghomary, trompette

Récemment diplômé du Conservatoire National Supérieur de musique et de Danse de paris (CNSMDP), Quentin évolue au sein de différentes formations d’esthétiques variées.

Il joue dans plusieurs groupes issus du collectif rouennais «Les Vibrants Défricheurs» dont il est membre depuis cinq ans, «Papanosh» avec lequel il remporte un 2ème prix de groupe au Concours National de La Défense en 2010 et «Le Gros Bal».

Il est également actif sur la scène parisienne avec le «Romain Lay Quartet», «Stories from The West Side» de Bastien Ballaz, «Ultraia Octet» ainsi qu’avec «Trevor & Lisa».

On peut le retrouver également avec le Big Band d’Ivan Jullien, le Big Band de Jean-Loup Longnon, «DDJ a grandi», le «Tony Tixier Septet» ou encore aux cotés de Riccardo Del Fra, Eddy Louiss, Denis Colin.


Maxime Sanchez, piano

Maxime commence le piano à 4 ans en Corée du Sud. A son retour en France, il intègre une petite école de musique à Toulouse durant son cursus élémentaire. Il y découvre le jazz ce qui le poussera à entrer au collège de Marciac (horaires aménagés). En 2006 après son bac il réussi le concours d’entrée au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris.
En 2008, il est admis dans la classe du département « Jazz et musiques improvisées » du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSMDP) et en sort diplômé avec la mention « Très Bien » à l’unanimité et les félicitations du jury en 2012.

En 2007, il joue dans le « Pandémonium », orchestre de François Jeanneau et enregistre un disque avec l’orchestre (Peter and Lupus).
Il monte ensuite son trio en 2009, composé de Sanchez Adrien (saxophone ténor) et Garrigue Gautier (batterie), avec lequel il gagne un concours international en Hongrie. Il rencontre plus tard le contrebassiste Florent Nisse, et le trio ne tarde pas à devenir un quartet : Flash pig. Au CNSMDP, il compose pour le Big Band ainsi que pour l’orchestre symphonique du conservatoire. En 2012, il joue au Salon « Livres et Musiques » de Deauville sur le thème du « Piano dans le Rock ». Il fut sollicité pour représenter les Pianos Pleyel lors de manufacturing events.

Fin 2012, il enregistre le premier album du quintet de Florent Nisse aux côtés de Jakob Bro et Chris Cheek. En 2013 il sort son premier album « Remain Still » avec son quartet Flash Pig sur le label « Plus Loin Music ». Depuis 2014, il joue régulièrement dans le quartet de David Enhco et participe à la création du label Nome. On le verra aussi faire des apparitions dans le Keystone Big Band.

Il est également co-fondateur d’un trio original composé de Adrien Sanchez (saxophone ténor), Julien Pontvianne (saxophone ténor également) et lui même (piano).

En 2015, il intègre le quartet du contrebassiste Jérémy Lirola (Label « La Buissonne »). Son quartet Flash Pig gagne « L’European Jazz Compétition », et enregistre son second album intitulé « Flash Pig » ( label NOME ).
L’année 2016 est riche en rencontres, notamment avec la chanteuse Caroline Casadesus, et l’incroyable Maitrise de la Loire, avec laquelle il sera amené à travailler.

En parallèle de son activité de musicien, Maxime enseigne le Jazz au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Amiens Métropole.










 



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